Promenade au parc – Club Littéraire

25.00 

Il est dans le grand parc, un endroit très secret où j’aime à paresser les jours de grand soleil.
Une alcôve moelleuse où j’aime à me lover, couleuvre paresseuse aux rayons exposée.

Ce jour là, grand beau temps, un temps à ne rien faire.

Mon livre sous le bras, légère et court vêtue (ce n’est pas du La Fontaine çà ?) je prends donc le chemin de mon refuge mousse, une brèche dans la haie de rosiers parfumés (miel vanille et pomme, un parfum très sucré) et me voilà rendue (comme y disent dans la Vienne) dans mon nid rond et chaud, du vent bien abrité !

– Quelle merveille, me dis- je, en parcourant des yeux, la mousse sous mes pieds, le vieux banc vieillissant qui n’accueille plus guère que des moineaux perdus et quelques chats errants qui cherchent leur pitance.

Quelle merveille, me dis-je en emplissant mon âme de cet exquis morceau de paradis sur terre.

Un petit vent léger, juste une brise molle…

Une senteur à boire dans un grand verre bien frais….

Des couleurs comme j’aime de pastel et de lait !

Les roses ont de ces grâces qui me rendent jalouse. Leurs pétales charnus comme une porcelaine, leur couleur de sanguine et de soleil couché iraient mieux, c’est certain, à ma peau veloutée !!

Mais bon, on ne va pas chipoter, il fait trop beau pour çà !

Elle n’est pas belle, la vie ! me dis-je en balançant mes tongs  d’un coup de pied gracieux. J’enfonce avec délice mes orteils dans la mousse.

Qu’il est doux ce tapis, quel régal, bref quel pied !!

Un dernier p’tit coup d’œil et je m’allonge enfin prenant toutes mes aises sur ce divan divin !!!

Mon corps changé en plume abandonne la terre, erre dans le ciel bleu devenu mer salée, suit quelques hirondelles dans leur course glissée, et se pose, pour rire, sur un petit nuage histoire de délirer !

Mon chemisier léger me colle un peu au corps.

Petit coup d’œil discret …. personne dans mon refuge… je défais trois boutons et quitte le gênant !

Reste encore la dentelle du soutien-gorge blanc, dernier rempart léger entre Phébus et moi !!

Je le garde et plus tard, on verra !!!

Ma jupe de tissu doux, celle que le vent chahute, je l’ôte également, toute pudeur bue, toute. Je me sais seule et… zut, il fait chaud tellement chaud.

Et me voilà vêtue de dentelle diaphane.

Avez- vous remarqué quand votre peau est nue, le jeu du vent coquin  qui vient vous taquiner ?

J’adore ces jeux coquins d’aquilon et zéphyr qui se font comme plume pour  nous mieux caresser.

Les anges sont dans le coup, j’en suis sûre, je l’affirme, comment voulez-vous dont qu’il en soit autrement ? La caresse est si douce, si fraîche de nuages que seuls les anges peuvent faire vivre ce mirage !

 


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