Extrait « Miette » Club littéraire

25.00 

Voilà deux jours entiers qu’il l’avait découverte.
Déambulant, tranquille dans cette petite ville de bord de mer, il l’avait aperçu sur la jetée du port.

Ses yeux avaient suivi cette silhouette, semblant flotter dans l’air tant elle était légère.

Une robe fleurie de pavots vermillons parait son corps de fleurs et voletait au vent.

Le vent taquin d’ailleurs qui lui collait au corps cette robe magique qui la déshabillait.

Cheveux longs et lâchés, ondulant sous la brise, poitrine voluptueuse drapée de fleurs de sang, taille fine et mouvante, hanches pleines roulant. Cette robe est alliée à son ami, le vent. Elle est longue et pourtant, sous le jeu de zéphyr, elle la dénude plus qu’elle ne cache ses formes. Ses cuisses se devinent, longues et fuselées, ses pieds chaussés de rouge frôlent les planches humides de la jetée de bois pénétrant dans la mer.

Voilà deux jours entiers qu’elle habitait sa tête, cette femme aperçue, l’espace d’un instant


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